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Race et colonialisme (III)
Sur les épistémologies politiques
de la décolonisation

février – mai 2016

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Sixième Séance

Affiche-(S6)

Lundi 9 mai 2016, 18h30-20h30, Centre parisien d’études critiques (37 bis rue du Sentier, 75002 Paris)

Parcours postcoloniaux : intellectuels et critique au Portugal

José Neves (Universidade Nova de Lisboa / IHC) – Paris postcolonial ? Intellectuels marxistes portugais en France (1936-1968)

Manuela Ribeiro Sanches (Universidade de Lisboa / CEC) – Traduire la perspective postcoloniale à partir du contexte portugais. Possibilités et limites 

 


Collège international de philosophie
Centre Parisien d’Études Critiques

sous la direction de Francesca Bertino et Orazio Irrera

Séminaire organisé en collaboration avec l’Instituto de História Contemporânea (Universidade Nova de Lisboa) ; le Centro de Estudos de  História e Filosofia da Ciência (Universidade de Évora) et la revue materiali foucaultiani.

Poursuivant le travail engagé dans les années précédentes le séminaire Race et colonialisme III. Sur les épistémologies de la décolonisation prend acte de l’introduction récente (et tardive) des problématiques et du langage du « (post)colonial » et de la « race » dans tout un ensemble de disciplines des sciences humaines et sociales en France, de l’anthropologie à la science politique, en passant par la littérature et la géographie. Cette introduction, et certains diront cette intrusion, n’est pas sans soulever une série de débats et controverses qui sont tant d’ordre politique qu’épistémologique : quelles sont les relations entre ce nouveau champ de recherche interdisciplinaire et les mouvements et formes de contestations post-coloniales/décoloniales en France et à l’échelle internationale ? Dans quelle mesure les nouvelles formes de racisme qui traversent notre présent impliquent-elles de forger de nouveaux instruments théoriques, de (re)penser les lieux de production (et de circulation) de la connaissance, ce que l’on peut appeler la géopolitique du savoir Nous pensons que la philosophie doit se saisir plus fermement de ces interrogations qu’elle ne l’a fait jusqu’à présent  et qu’elle peut en particulier contribuer à clarifier l’intime relation qu’entretiennent ces problèmes et revendications politiques et épistémologiques. S’enracinant dans le constat que la décolonisation n’est pas un phénomène passé, révolu avec les indépendances, mais un projet politique et intellectuel en cours, actuel, l’enjeu est de contribuer à la compréhension, mais aussi à la formation d’épistémologies de la décolonisation, lesquelles ne peuvent manquer d’interroger les politiques de l’épistémologie, ses frontières, les partages du savoir et du non-savoir. Ce séminaire conviera tant des philosophes que des historiens, sociologues et spécialistes des études anglophones, afin de donner lieu à un dialogue aux limites, et peut-être au-delà, des disciplines.

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Calendrier des séances

1) Lundi 8 février 2016, 18h30-20h30 (Centre Parisien d’Études Critiques, 37 bis rue du Sentier)

Traduire le postcolonial

Lucia Quaquarelli (Université Paris Ouest Nanterre La Défense)

Jon Solomon (Université « Jean Moulin » Lyon 3)

Myriam Suchet (Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle)


2) Lundi 22 février 2016, 18h30-20h30, Centre parisien d’études critiques (37 bis rue du Sentier)

Surveiller, tracer, enregistrer : une généalogie du regard colonial

Orazio IrreraArchives coloniales et violence épistémique

Martina Tazzioli (Université Aix-Marseille) – Decolonizing visibility : au-delà du paradigme de la représentation


3) Lundi 7 mars 2016, 18h30-20h30, Centre parisien d’études critiques (37 bis rue du Sentier, 75002 Paris)

L’espace colonial, laboratoire de l’altérité ?

Marion Obert (Université Paris Dauphine)- Fabrique et importation d’un renseignement colonial : socio-histoire d’une institution coloniale parisienne singulière, le Centre des Hautes Etudes d’Administration Musulmane (1936-1962)

Théophile Lavault (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) – L’officier administrateur : une figure de l’expérimentation coloniale


4) Lundi 21 mars 2016, 18h30-20h30, Centre parisien d’études critiques (37 bis rue du Sentier, 75002 Paris)

Épistémologie historique et racisme

Claude-Olivier Doron (Université Paris Diderot) – Monogénisme et colonisation. En quoi l’humanisme peut-il aussi fonder des pratiques de domination?

Alex Feldman (Pennsylvania State University) – Race et « disciplinarisation » des savoirs. Pour une décolonisation de la généalogie foucaldienne des racismes


5) Lundi 11 avril 2016, 18h30-20h30, Centre parisien d’études critiques (37 bis rue du Sentier, 75002 Paris)

Le postcolonial qui trouble : religion, laïcité et sécularisme

Nadia Marzouki (EHESS / CESPRA) – L’islam des sciences sociales, entre critique et résistance, entre piété et quotidienneté

Mohamed Amer Meziane (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) – Décoloniser la laïcité ? Religion et postcolonie 


6) Lundi 9 mai 2016, 18h30-20h30, Centre parisien d’études critiques (37 bis rue du Sentier, 75002 Paris)

Parcours postcoloniaux : intellectuels et critique au Portugal

José Neves (Universidade Nova de Lisboa / IHC) – Paris postcolonial ? Intellectuels marxistes portugais en France (1936-1968)

Manuela Ribeiro Sanches (Universidade de Lisboa / CEC) – Traduire la perspective postcoloniale à partir du contexte portugais. Possibilités et limites